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A la découverte des charmes de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin

Aux portes de la Sologne et de l’agglomération orléanaise Saint-Hilaire-Saint-Mesmin est bordé au nord par le Loiret. Sa population s’étend plus au sud tout en préservant ses vergers et ses vignobles. Les bois de Folleville et leurs allées annoncent la Sologne toute proche tandis que le hameau des Muids aux confins des deux communes voisines Mareau et Mezieres conserve encore le cachet rural d’un village dans la ville.

Les témoignages du passé et une ouverture sur la nature ne peuvent laisser indifférent. Appréciez les promenades paisibles suggérées et le cadre bucolique de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin. Vous y reviendrez sûrement.

Pont de Saint Nicolas

Pont de Saint-Mesmin au 13ème siècle puis de Saint Nicolas, du nom de l’ancienne paroisse sur la route gallo-romaine entre Tours et Orléans (la route de rive de gauche de la Loire était la voie principale la plus importante entre Orléans et Tours).

La croix au milieu du pont marquait une étape pour les pélerins en route vers la basilique de Cléry.
La tradition locale voulait que pour être heureux en amour il fallait, en franchissant le pont, chanter et répéter ce refrain :

O grand Saint Nicolas
Toi qui connais les filles et les gars
Ne m’oublie pas.

Les guinguettes et le tramway

Visible depuis le pont de Saint Nicolas le reste d’une pile de pont dans le Loiret rappelle l’existence de la ligne du tramway de Sologne (de St Marceau à Orléans jusqu’à Neung sur Beuvron) qui fonctionna de 1905 à 1935, et traversait le Loiret en amont du pont Saint Nicolas.

Il desservait au passage, les guinguettes de Saint-Hilaire. (Le Pavillon Bleu, Terre Blanche, et Port Arthur) ; à gauche en sortant du pont de St Nicolas, le pavillon bleu est devenu une habitation ordinaire.

Moulins à Saint-Hilaire




Il n’en subsiste que les piles : du moulin à tan sur la Pie (derrière la Mairie) du moulin Neuf ou de la Turbine sur le Loiret : ce dernier a été édifié en 1792 par les moines de MICY sur la rive gauche du Loiret à l’extrémité sud de la chaussée de SAINT SANTIN.

Deux moulins à farine y tournaient en 1802 et c’est en 1917 qu’au cours de sa rénovation les roues classiques furent remplacées par une turbine hydraulique. Le moulin fut arasé en 1970 et les bases solides servirent à l’édification d’une résidence particulière.

La Pierre du Duc

La Pierre du Duc à l’angle de la rue des Vaslins et de la rue du Bouillon rappelle l’assassinat, en pleine guerre de religions, du Duc François de Guise le 18 février 1563. Il réussit à descendre de cheval en s’écriant « je suis mort » avant d’être transporter en son quartier général du Chatelet. Il ne mourut que le 24 février 1563.



Le bourg l’Archer

Il fut construit avec son pont à une seule arche sur la Pie d’origine gallo-romaine, appelée autrefois l’Archer et abritait tous les services nécessaires aux voyageurs : hostellerie, auberge et débits de boissons.



Le Pâtis

Du latin « pastus » qui a donné pâturage, ce pré de 10 ha a longtemps justifié son nom : les bovins y passaient au calme.

Acheté par la commune en 1970 il a aussi été appelé Le pré de l’isle ou l’isle du Lys car il appartint à la ferme du Lys (quartier de St Nicolas).

La Pie

Affluent du Loiret cette petite rivière initialement appelée l’Archer, plus rarement Le Bouillon et aujourd’hui la Pie, a eu autrefois un débit plus important puisqu’elle fit tourner les roues d’un moulin aujourd’hui disparu.

La Pie se jette dans le Loiret à la hauteur de la passerelle.

Les Chatelliers

Ce domaine qui dépendait de l’abbaye de MICY abrita longtemps un hospice et la maison seigneuriale des moines avant de devenir au XIIe siècle une léproserie (jusqu’en 1700) ; Le cimetière des lépreux s’y trouvait à la pointe Carolus.

Cette grande propriété en haut du coteau sud du Loiret a offert au cours des siècles passés un refuge en période d’inondation aux moines de Micy.

Château de la Pie : la Mairie

Construction atypique (style normand de la fin du 19e siècle).

Elle a appartenu à un neveu du duc de Choiseul – le comte Choiseul – Gouffier – avant d’être rachetée en 1814 par la famille CAILLARD. Vincent CAILLARD déjà propriétaire des Chatelliers était entrepreneur de travaux publics et directeur de messagerie.


En 1895 la Pie est vendue à Henri DELAUGERE, carrossier hippomobile à Orléans qui lui donne son style actuel. Elle devient en 1915 hôpital militaire jusqu’en 1919, au cours de la première guerre mondiale.

Achetée par la commune elle devient la mairie de Saint-Hilaire en 1978.

Les Roselières




Adossées aux berges, elles contribuent à l’épuration de l’eau et offrent refuge et nourriture aux oiseaux, aux insectes et aux amphibiens. Les plus belles d’entre elles peuvent être observées peu avant le confluent de la Pie.

Port Arthur

Ancienne guinguette transformée en hôtel restaurant au siècle dernier. Celui-ci porterait le nom d’un propriétaire qui accueillait les pêcheurs et leurs bateaux.

A moins que ce ne soit un rappel de la guerre russo-japonaise (1904-1905) et du combat naval de Port Arthur.

L’Eglise

La première église daterait du Ve siècle. Aux XVe et XVIe siècles l’église fut ravagée successivement par les Anglais et par les Protestants.

Au cours du XVIIe siècle, à la suite d’une nouvelle restauration, elle fut surmontée d’une flèche octogonale de style renaissance encadrée de 4 clochetons.


En 1874 une nouvelle sacristie a été édifiée sur l’emplacement de l’ancien cimetière au nord de l’église.

Le château de Boucheteau

Une construction existe dès la première moitié du XVIIe siècle : Pierre et Guy CARRE, « seigneurs de BOUCHETEAULT », en étaient les propriétaires en 1633.

En 1764, Auguste JOQUES de GONDREVILLE également propriétaire du château du PLISSAY à Olivet l’achète et en fait la résidence de sa fille, Vicomtesse de VELARD.


En 1874 la petite fille du Maréchal NEY de la MOSCOVA s’y installe.

Depuis 1888 le château fortement remanié au XIXe siècle appartient à la famille de LOYNES de FUMICHON.

Le Confluent (sur la commune de Mareau)

Le Loiret retrouve la Loire, dont il émane pour l’essentiel, face à la pointe de Courpin.

L’embouchure permettait aux mariniers d’autrefois de trouver refuge sur le Loiret lorsque la Loire charriait des glaces. Les embarcations remontaient alors jusqu’à PORT ARTHUR.


Les eaux du Loiret connaissent une température assez stable (entre 10 et 15° toute l’année).